Sur la route des phares

Nos côtes bretonnes présentent la plus grande concentration de phares au monde, avec un record dans le Finistère ! La majorité des phares ont été construits au XIXe siècle pour assurer la sécurité des bateaux de plus en plus nombreux. Un vrai défi de construction dans des conditions très difficiles de la mer d’Iroise ! A noter aussi que les gardiens classaient les phares selon où ils étaient situés : Enfer pour les phares en mer, Purgatoire pour les phares insulaires et Paradis pour les phares à terre…

Muni du carnet touristique et avec l’application « sur la route des phares » partez à la découverte de ces sentinelles des mers, en réalité augmentée.

De l’île vierge au phare Saint Mathieu ou encore le phare du Stiff, découvrez aujourd’hui cinq phares et un musée dédié.

 

Phare de l’île Vierge, un géant de granit (phare Purgatoire)

Après une balade en vedette dans l’Abers Wrac’h, il est temps d’accoster sur l’île Vierge et de grimper les 365 marches. L’effort en vaut la lanterne à éclat blanc de ce géant en granit !

A 82,5 mètres de haut la vue est grandiose sur le Pays des Abers.

Ce phare est le plus haut d’Europe et aussi du monde en pierre de taille.

 

Phare Saint Mathieu, sentinelle du bout du monde (Phare Paradis)

Le phare Saint Mathieu émerge des ruines d’une ancienne abbaye. En haut des 163 marches, un guide conte l’histoire et le rôle de cet élégant édifice, bâti en 1835 !

Sa lanterne indique aux marins le chemin du goulet de Brest. Pas une mince affaire les jours de tempête. Par temps calme, le panorama, de la Pointe du raz à l’île d’Ouessant, est tout aussi spectaculaire ! Pour être au plus près de son faisceau, visitez-le de nuit ! 

 

Phare du Petit Minou (Phare Paradis)

Situé dans l'alignement du phare du Portzic, le Petit Minou indique l'entrée en rade de Brest. Haut de 26 mètres par rapport au niveau de la terre, il atteint 34 mètres au-dessus du niveau des hautes mers.

Placé sur un terrain militaire, le phare n'est malheureusement pas ouvert au public. Il fut automatisé en 1989.

 

Phare de Trézien, gardien du four (Phare Paradis)

C’est de l’intérieur des terres, à Plouarzel, que le Phare de Trézien guide les bateaux à travers le chenal du Four. L’édifice, en granit, se dresse à 500 mètres du rivage. 182 marches mènent, à 37,2 mètres de haut ! Au loin, l’archipel de Molène et Ouessant dévoile leurs contours.

 

Phare du Stiff, le doyen (Phare Purgatoire)

Son dessin est signé Vauban. Deux tours, l’une portant sa lanterne, l’autre les escaliers, forment le phare du Stiff, perché sur sa falaise, sur l’île d’Ouessant. En fonction depuis 1700, c’est le plus ancien phare breton en activité. 

 

Phares et balises, un musée éclairant

Complexe, la signalisation maritime ? Rien de tel que la visite du musée des Phares et balises d’Ouessant pour vous éclairer. Il abrite l’optique géante du phare du Créac’h, au pied duquel il est installé, entre autres lanternes à charbon, lentilles de Fresnel, lampes à arc électrique… 800 objets remontent ainsi trois siècles d’évolutions techniques. Maquettes, photos, vidéos, vous plongent dans les travaux de construction de certaines sentinelles mythiques, la vie de leurs gardiens. Des témoignages qui forcent le respect.

 

L’application rend le carnet de voyage vivant grâce à la fonction de réalité augmentée. Il suffit de scanner les visuels du carnet de voyage et d’afficher sur l’écran d’un smartphone ou d’une tablette, des vidéos ou une carte interactive, qui agrémenteront la découverte.