Les Capucins

Un site hautement symbolique

L’ambition du projet d’aménagement du quartier des Capucins est de se hisser à la hauteur d’un écrin géographique et patrimonial hors du commun et de l’histoire maritime de Brest. Une métamorphose sous la forme d’une création urbaine originale reliant le passé et l’avenir entre réhabilitation d’un lieu historique unique et innovation en matière d’offre culturelle et de loisirs.

Un défi extraordinaire qui place le projet des Capucins comme l’un des plus beaux projets de réhabilitation urbaine de France.

La magie du site des Capucins repose sur l’alliance d’une géographie exceptionnelle en forme de belvédère naturel et d’une richesse patrimoniale de premier plan incarnée par ses ateliers monumentaux typiques de l’architecture industrielle du XIXe siècle.
Une valeur symbolique doublée d’une valeur affective pour de nombreux Brestois dont l’identité familiale s’est forgée dans la culture industrielle de l’Arsenal.

 

4 siècles d‘histoire

Une vocation tour à tour religieuse, militaire et industrielle : les Capucins évoquent d’abord le nom d’un couvent fondé par l’ordre religieux éponyme avant de devenir une place militaire stratégique accueillant une caserne de la Marine après la Révolution. Au XIXe siècle, ce site devient des ateliers destinés à la construction navale à l’ère industrielle.

Et l’histoire continue aujourd’hui, les anciens ateliers de l’Arsenal entament une reconversion sur le terrain de la culture et de l’innovation. 

Cette exceptionnelle architecture servira de décor à un projet particulièrement original. Héberger sous le même toit équipements culturels, touristiques, économiques et de loisirs.
Le long de la rue intérieure, la plus longue d’Europe avec ces 160 mètres de long, 18 mètres de large.
Les dimensions exceptionnelles des ateliers des Capucins confèrent à l’imposant bâtiment un statut incontournable sur la scène patrimoniale brestoise. Visible de toute part, cette vigie de pierre s’affiche comme un monumental emblème de la ville de 25 000 m2 de surface couverte.

 

Brest, ville des panoramas

Perchés du haut de 25 mètres, les Capucins exposent sur un plateau l’une des plus belles collections de panoramas brestois, le cours Aimé Césaire. La grande promenade emblématique des Capucins qui l’espace d’un battement de cil, on contemple le château et la Rive gauche, le bleu Iroise de la rade et les méandres du fleuve Penfeld.

 

Fenêtre ouverte sur la rade

Partout l’histoire déborde sous les nefs de pierre des ateliers et nous plonge dans une épopée industrielle au royaume des machines-outils et de la mémoire ouvrière de Brest forgée dans le creuset de l’Arsenal.
Pour que l’empreinte du passé ne s’efface pas, les ponts roulants, potences, piliers et autres signalétiques typiques de l’ère industrielle ont été conservés à l’identique. De même que six machines emblématiques qui feront l’objet d’une mise en lumière scénographiée.
Préfiguration du futur centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, l’interprétation dans les ateliers et sur le parcours Recouvrance-Rives de la Penfeld, ont pour objectif de fournir les éléments essentiels à la compréhension de l’arsenal de Brest, des ateliers des Capucins et de la ville sous des aspects historiques, économiques, culturels, sociaux, techniques et urbains. En synergie avec les éléments mémoriels et historiques de l’agglomération et des Capucins, ces espaces mettront en perspective la ville d’hier et la ville de demain.

Le téléphérique

Après New York, Londres, Rio de Janeiro ou Barcelone, Brest va faire son entrée dans le cercle fermé des villes (la 1ère en France) possédant un téléphérique urbain.
Cette liaison aérienne suspendue à un câble traverse la Penfeld et relie le bas de Siam aux ateliers des Capucins. Le défi était d’améliorer et de diversifier la desserte du nouveau quartier pour qu’il soit accessible à tous.