Musée des Beaux Arts

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24, rue Traverse 29200 BREST
29200 Brest

Tél : 02 98 00 87 96

Le musée de Brest est à l’image de la ville qui l’entoure. C’est une recréation d’après-guerre, alors qu’avait disparu l’essentiel des richesses rassemblées depuis 1875. Anéanti sous les bombes en 1941, il fut rebâti en 1964, lorsque s’achevait la reconstruction de la cité.

Le musée est comme un point d'ancrage dans la ville nouvelle : un lieu où retrouver, à travers l'expression artistique, une mémoire ailleurs effacée. C'est pourquoi on privilégia d'emblée l'acquisition de peintures européennes depuis la fin du XVIème siècle jusqu'à nos jours. Les différents courants témoignent autant de la variété dans l'expression que de l'unité profonde dans la pensée.
Près de trente ans plus tard, quelque trois cents œuvres exposées invitent le promeneur à approcher le monde sensible de l'art et à découvrir un passé proche ou lointain.

Les collections du musée

 

Opposition de styles, conjugaison de talents

Trois ensembles principaux rythment la présentation. D'abord, exposé à l'étage, un large panorama de peintures anciennes (du XVIème au XVIIème siècle) montre aussi bien les rapports suivis entre l'Italie et la France, sans omettre les Flamands et les Hollandais, que la variété des écoles et l'opposition majeure entre Classique et Baroque. L'évocation du grand genre, la diffusion du Néoclassicisme et la naissance du Romantisme prolongent la visite. Quelques noms retiennent l'attention : Guerchin et Schalcken, Dolci, Houasse, Giordano, Van Loo, Batoni ou Sablet. On ne saurait passer sous silence la morbide et fascinante toile de Pietro della Vecchia où l'on découvre Isabelle de Portugal dans son cercueil ouvert.

Ensuite, au rez-de-chaussée, une série d'éclairages sur les courants multiples du XIXème siècle, depuis le Romantisme (avec A. Decamps ou E. Cibot), l'Académisme (A. Delobbe), le paysage (G.Michel) et le portrait (F. Winterhalter), l'art mural (H.Lévy, J.P. Laurens) jusqu'à l'Orientalisme (E. Fromentin) et le Réalisme (P. Mathey et R. Collin). On retiendra au passage le célèbre trompe-l'œil, « Vache à l'étable » peint par G. Kneipp en 1841 : Chef-d'œuvre du Kitsch, prémonitoire des audaces surréalistes.

Enfin - et c'est le point fort du musée - le mouvement symboliste, décisif dans l'évolution des arts à la fin du siècle passé. Ont été rassemblés non seulement des pastels de L. Lévy-Dhurmer et d'E.-R. Ménard, des toiles d'E. Aman-Jean, G. Clairin, C. Dulac, A. Séon, H. Martin... mais de rares œuvres belges et anglaises. Au milieu, le groupe de Pont-Aven (1886-1895) : E. Bernard, H. Delavallée, E. Jourdan, M. Maufra, H. Moret, A. Seguin. Si les manquants sont rares, P. Gauguin fait encore défaut. Les Nabis ont recueilli leur héritage novateur : ce sont ici P. Sérusier, H.-G. Ibels, G. Lacombe, jusqu'à la toile majeure de P. Bonnard : « Le pommier fleuri » (1920).

 

La Bretagne, source d'inspiration

Au total, trois points forts qu'unissent des toiles inspirées par la Bretagne, depuis le XVIIème siècle.

On retiendra en premier lieu, outre le visage du célèbre gouverneur de Brest, Sourdéac, l'ami du roi Henri IV, la « Vue du port de Brest en 1774 », minutieusement détaillée par L.-N. Van Blarenberghe. Précieux témoignage de la ville disparue comme l'est la peinture de Jules Noël si souvent reproduite, « Le port de Brest en 1864 », généreusement déposée par l'Etat à l'occasion de la grande fête maritime, "Brest 92".

De ce fait, les scènes maritimes et rurales, peintes à partir de 1840, ancrent dans le passé local des courants généraux, depuis le Romantisme de P. Gilbert jusqu'au Cubisme d'H. Le Fauconnier (1913), en passant par le Réalisme de Ch. Cottet ou le Fauvisme de R. Delaunay et de J.-J. Lemordant. On ne saurait oublier l'audace surréaliste d'Yves Tanguy - explorant un monde intérieur dans « Quand on me fusillera » (1927) - ni omettre les recherches contemporaines, celles de F. Dilasser, J. Downing, M.-R. Chevallier-Kerven, M. Loubchansky...
Les collections se complètent des céramiques d'A. Delarherche, des porcelaines de Sèvres 1900, des verreries Art Déco de M. Marinot, des statues 1930 d'A. Quinquaud, ainsi que d'œuvres plus fragiles et, de ce fait, montrées de façon temporaire : aquarelles d'H. Rivière ou cornemuses d'Europe dont certaines sont de rarissimes instruments de référence.

Le musée apparaît comme lieu privilégié dans la ville où chacun peut affiner la sensibilité de son regard au contact d'un patrimoine artistique aussi divers que l'ont permis les acquisitions. Les achats, régulièrement menés et souvent appuyés par la participation financière décisive de l'Etat et du Conseil régional, ont permis de constituer le fonds du musée. Suivent de près les dons et les legs, si généreusement consentis par des amateurs et des marchands, des artistes et des familles de peintre, attentives pour des raisons variées au développement brestois.

 

Le Musée des Beaux Arts de Brest a un tout nouveau site internet, venez le visiter !

Horaires d'ouverture

Horaires d'ouverture

LundiMardiMercrediJeudiVendrediSamediDimanche
10 h 00 - 12 h 00
14 h 00 - 18 h 00
10 h 00 - 12 h 00
14 h 00 - 18 h 00
10 h 00 - 12 h 00
14 h 00 - 18 h 00
10 h 00 - 12 h 00
14 h 00 - 18 h 00
10 h 00 - 12 h 00
14 h 00 - 18 h 00
14 h 00 - 18 h 00

Fermé tous les lundis et jours fériés

Horaires donnés à titre indicatif, pour plus de précisions contacter directement le prestataire.

Tarifs

AdulteEnfantRéduitGratuit
5€003€00 étudiants extérieurs à Brest et les groupes de plus de 10 personnes. moins de 25 ans , d’histoire de l’art et des beaux-arts, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RMI, les titulaires d’une carte de presse, les membres de l’ICOM.

Entrée gratuite pour tous, les premiers dimanches de chaque mois. Tarif préférentiel OT : 4€ au lieu de 5€

Tarifs donnés à titre indicatif - pour tarifs spéciaux consultez le prestataire.