D’un phare à l’autre, le sentier côtier entre Maison blanche et le phare du Minou.

Aujourd’hui on vous emmène pour une balade sur le GR 34 brestois : des points de vue remarquables, des paysages variés, des forts, des escaliers (ça monte et ça descend pas mal de marches…) et un sentiment d’apaisement inégalé. 

Un total de 3 heures et quart de rando pour une dizaine de kilomètres (à la cool, en prenant des photos mais en tant qu’habituées de la marche).
 
Et petite précision qui a son importance, nous avions prévu une voiture au départ puis une voiture à l’arrivée, si vous souhaitez faire l’aller/retour dans la journée, on parlera donc de 6 heures et demi.
 
Nous soulignons également que dans l’ensemble il s’agit d’une balade accessible sans grosse difficultés si ce n’est pour le dernier tronçon qui s’avère nettement moins évident.
 

Maison blanche - Sainte Anne du Portzic, 55 minutes

 
Nous partons donc de Maison blanche, c’est toujours un petit bonheur de profiter de ce petit port et de ses cabanes colorées, mais on reviendra pour en profiter pleinement un autre jour car notre rando nous attend !
 
 
Vous remontez la route de Sainte Anne du Portzic, sur la gauche. La route n’est pas des plus agréables ni vraiment aménagée pour marcher, donc on pourra aussi vous conseiller de vous garer un peu au-dessus au parking que nous appellerons « des pierres taillées ».
 
 
C’est ici que l’on rejoint le sentier des douaniers et en quelques minutes nous arrivons au pied du phare du Portzic.
 
Sur le chemin on devine les vestiges du fort de mer du Portzic construit par Vauban à la fin du XVIIème siècle, on y distingue des remparts, de larges portes entre autres.
 
Le phare rejoint l’ensemble militaire du Portzic en 1848, et aujourd’hui son sémaphore assure le contrôle du traffic maritime dans la rade depuis le transfert de la vigie du phare du Minou au Portzic. Si vous observez bien la tour octogonale de ce phare, vous y verrez les impacts de balles laissés par les batailles qu’il a connu.
 
 
On monte un peu sur le sentier on apprécie le panorama sur le goulet, la Pointe des espagnols en face, la presqu’île de Plougastel et la rade de Brest.
 
Un peu plus loin, sur notre droite nous longeons l’ancienne Centrale électrique enterrée, qui se trouve elle aussi en terrain militaire. Derrière le grillage on aperçoit son entrée désaffectée et le long du chemin les anciens rails qui servaient au transport du chlore puis les différentes installations nécessaires à son fonctionnement (barrage et tours de prise d’eau pour refroidissement).
 
  
 
On voit déjà le port et la plage de Sainte Anne que l’on atteint après un passage boisé.
 
 
 
La plage est bien abritée et comme il fait plutôt beau certains ne manquent pas l’occasion pour profiter d’une petite baignade. Sainte Anne est accessible en bus, et il y a également un grand parking.
 
 

Sainte Anne du Portzic – Fort du Dellec, 25 minutes

 
 
Notre deuxième tronçon débute avec un escalier assez raide (de quoi être bien essoufflé en haut, doublé d’un bon palpitant) que l’on emprunte derrière l’hôtel du bois. Un chemin plus simple existe en remontant plus haut, il fait faire un léger détour donc tout dépend de votre envie du jour.
 
 
Cette partie nous fait passer par la pointe du diable tout en longeant le Technopôle de Brest, avec de belles parties boisées. Le paysage commence à changer un peu, une voie plus sauvage s’annonce petit à petit.
 
 
On arrive rapidement à la plage du Dellec où ici encore on aperçoit des gens à l’eau mais en mode plus sportif.
 
 
Et à quelques pas de là, le Fort du Dellec, qui fait également partie de l’ensemble de défense de la rade de Brest construit par Vauban à la fin du XVIIème siècle.
C’est aujourd’hui un lieu qui accueille des concerts ou autres manifestations culturelles et les gens aiment venir s’y promener pour la vue qu’il offre sur la rade et la presqu’île de Crozon en face.
 
 

Fort du Dellec - Fort du Mengant, 55 minutes

 
 
C’est après le Grand Dellec que ça commence à être un peu plus compliqué, les dénivelés sont plus abrupts. Mais comme on gagne en hauteur, la vue se dégage et le paysage est de plus en plus sauvage. On est accompagné par les chants d’oiseau, le bruit de vagues et du vent dans les feuillages. 
 
 
 
On voit au loin le Fort du Mengant qui fait face à la batterie de Cornouaille, située elle sur la presqu’île de Roscanvel.
 
Ces deux ouvrages viennent compléter le dispositif de Vauban (hé oui encore lui) et marquent le passage le plus étroit du goulet de Brest, endroit stratégique de défense de la rade.
 
Plus on avance, plus on se rend compte de l’ampleur du bâti.
Le fort du Mengant a connu plusieurs évolutions au cours des siècles, notamment la construction d’une imposante rampe secondée d’un funiculaire qui servait à acheminer de gros dispositifs pour des essais de radars de frégate.
 
Le site est spectaculaire et laisse place à l’imagination.
 
 
 
 
Vous trouverez quelques places pour vous garer à proximité du fort mais pas de parking aménagé à proprement parlé.  
 

Fort du Mengant – Phare du Minou, 1 heure

 
 
C’est clairement ici que ça se corse…et on se remet en jambe avec une belle côte qui nous emmène en haut du fort du Mengant, et on comprend mieux le pourquoi du funiculaire décidé à l’époque.
 
 
 
Nous entamons ce dernier tronçon qui est de notre point de vue, le moins praticable.
 
Les dénivelés sont assez importants et quelques pierres nous roulent sous les pieds.
 
 
 
 
Mais c’est également la partie la plus intense au niveau des ressentis. L’altitude est la plus haute sur ce tronçon donc on a cette impression de ressentir les éléments de façon plus forte.
 
 
Le paysage laisse place à de la lande de bruyères et de fougères, de la roche et des pins, qui n’est pas sans rappeler certains coins de Crozon ou de la pointe du Raz. Le bruit des vagues est plus marqué et on sent la puissance de l’océan qui monte (qui se manifeste beaucoup moins lorsque l’on est dans la rade).
 
 
 
On compte en tout 3 bonnes côtes (et donc 3 belles pentes…) puis au détour du sentier (après quelques faux espoirs il faut le dire), on aperçoit le phare du Minou au loin et même si on est un habitué, on est toujours subjugué par la beauté du décor qui se présente devant nos yeux. 
 
 
 
 
On ne résiste pas à aller faire un tour au pied du phare, passer ce petit pont de pierre pour prendre encore quelques photos et s’imprégner du moment jusqu’au bout.
 
 
 
Puis on regagne la voiture garée plus haut sur un parking aménagé à 200 mètres du site.
La satisfaction est à son comble, on est totalement ressourcé et on sait qu’on dormira bien cette nuit !